Commémoration à Sanilhac et Chalagnac
Comme chaque année, la commune de Sanilhac, en partenariat avec la commune de Chalagnac, a organisé les cérémonies commémoratives en hommage aux victimes de la tragédie du 12 juin 1944. Un rendez-vous mémoriel important pour Jean-Louis Amelin, maire de Sanilhac, et Fanny Cornut, maire de Chalagnac. Ce vendredi 12 juin 2025, les municipalités ont honoré la mémoire de ces résistants :
Dans la nuit du 11 au 12 juin, la division Das Reich entre en Dordogne pour terroriser les populations. Deux stèles à Sanilhac et une à Chalagnac rappelle le tragique destin de jeunes hommes qui avaient fait le choix de la Résistance.
Deux jeunes de Périgueux, Jacques et son frère Christian Peyronnet ont décidé de rejoindre la Résistance très active en Pays Vernois. Ils empruntent à pied la route partant des Cébrades pour rejoindre le bourg de Notre-Dame-de-Sanilhac. Au lieu-dit Therme Blanc ils sont contrôlés par une patrouille allemande. Leurs papiers sont en règles et ils sont invités à poursuivre leur chemin. Mais à peine ont-ils parcouru quelques mètres qu’ils sont abattus par une rafale d’arme automatique dans le dos.
Christian avait 21 ans.Jacques Peyronnet avait 25 ans. Il laisse un petit orphelin de père, Gérard. Celui-ci, Général à la retraite, était présent ce jour là à Sanilhac pour honorer la mémoire de son père en présence de son épouse et de son fils Benoît, porte-drapeaux du Comité de Périgueux de l’ANACR.
« La présence de votre famille est un honneur pour la commune. Depuis 1990, nous avons donné le nom d’avenue des Frères Peyronnet à cette voie communale », a précisé le maire de Sanilhac, Jean-Louis Amelin. »
Un groupe se dirige ce même 12 juin vers Notre-Dame-de-Sanilhac et fait halte au lieu-dit Rossignol pour déguster des cerises offertes par un habitant.
Vers 15H30, ils entendent un bruit de moteur et pensent voir arriver un camion du maquis. Mais il s’agit des Allemands qui ouvrent le feu.
Jules Fourrières, 36 ans, sergent-chef qui conduisait ce groupe, est tué le premier.
Les autres s’enfuient dans le bois mais trois d’entre eux sont rattrapés par les balles:
Albert Pugnet, 28 ans, employé de banque, André Bost, 20 ans, électricien et Maurice Lamothe, 23 ans, préparateur en pharmacie, sont extrait du bois et torturés avant d’être achevés d’une balle dans la tête. Les corps sont regroupés dans un fossé où ils seront découvert par un cultivateur.
Raymond Giroux et les deux aviateurs Adeline et Fournier que le groupe escortait, ont pu s’échapper
Deux résistants, Francis Chaminade et Marcel Delors, tendent une embuscade à une colonne allemande au lieu-dit Eyvirat près de Rossignol sur la commune de Chalagnac.
Ils sont morts tous les deux dans la fusillade qui s’en suivit.
A l’issue de ces cérémonies, les participants ont été conviés à un vin d’honneur à la mairie de Chalagnac.