Commémoration à Saint-Astier
Article de Thierry Dubrunfaut dans l’édition de la Dordogne de Sud-Ouest le lundi 24 août 2026 :
Il y a 82 ans, le 20 août 1944, de violents combats opposent les maquisards de la Résistance à une importante colonne allemande en repli depuis Périgueux. Face à l’avancée ennemie et au manque de munitions, les FFI doivent battre en retraite après avoir perdu une quinzaine de leurs hommes. Avant de quitter la ville, les troupes allemandes commettent de terribles représailles au lieu-dit des Quatre Routes, en fusillant 19 otages, dont le curé et son interprète, venus avec un drapeau blanc pour essayer d’éviter un bain de sang.
Discours et hommage
Comme chaque année, sur le lieu même de ce massacre, où une stèle fut érigée à la mémoire des suppliciés, la municipalité de Saint-Astier a organisé une cérémonie en hommage à ces hommes morts pour la France. Accueillies par le maire de la commune, Jacques Audouin, les autorités civiles et militaires ont été nombreuses à s’être déplacées : Marie-Claude Varaillas et Serge Mérillou, sénateurs de la Dordogne, Nadine Lechon, députée de la 1re circonscription, Bertrand Ducros, secrétaire général de la préfecture, Jacques Ranoux, conseiller départemental, ainsi que les représentants de la 13e base de soutien du matériel (BS-MAT), du Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG), de la communauté de brigade de Saint-Astier et du centre de secours de la commune.
À 10 heures, les autorités civiles et militaires, précédées par les portedrapeaux, ont rejoint leurs emplacements pour le début d’une cérémonie empreinte de respect et d’admiration pour ces héros tués par une idéologie funeste, absurde et cruelle. Les discours de Jacques Ranoux, de Jean-Paul Bedouin (historien), de Jacques Audouin et de Bertrand Ducros ont, avec leurs propres mots, distillé le seul message entendable : « Plus jamais ça ». Puis, à l’évocation des noms des victimes, égrenés par Jean-Luc Dupuy, maître de cérémonie, des roses bleues, blanches et rouges ont été déposées au pied de la stèle par des enfants. La minute de silence a permis à l’assistance de se recueillir à la mémoire de ces défenseurs de la liberté. La cérémonie s’est achevée par un vin d’honneur.