Exposition de peintures : «Le Périgord, terre ardente de Résistance ».
Article de Bruno Boucharel dans l’édition de la Dordogne du journal Sud-Ouset du 24 octobre 2026 :
« Une importante exposition de peinture est à visiter au musée Voulgre à Mussidan, jusqu’au 18 décembre. Jean-Michel Linfort a accroché 182 œuvres dans la grande salle. Le peintre périgourdin y livre, au travers de ses huiles sur toile, de ses pastels et de dessins à l’encre, sa vision de la Seconde Guerre mondiale.
L’artiste justifie la thématique pour deux raisons : d’abord parce qu’il y a eu très peu d’illustrations artistiques de ce conflit. « Il est vrai que les artistes plus attachés à peindre le malheur que le bonheur ne sont pas légion », souligne-t-il. Jean-Michel Linfort souhaitait aussi rendre hommage aux résistants. Une démarche qui donne son titre à l’exposition : «Le Périgord, terre ardente de Résistance ».
Émotion
« J’ai osé l’aventure avec une certitude : si je n’écris pas ou si je ne peins pas une chose, elle n’est pas allée jusqu’à son terme », a expliqué Jean-Michel Linfort à l’assistance lors du vernissage, jeudi 15 octobre.
L’artiste a paru particulièrement ému. Il est vrai que le travail auquel il s’est consacré durant plus d’un an l’a plongé dans son histoire familiale. Il ne l’a pas directement vécue, étant né en 1945. Mais son père a échappé au naufrage du torpilleur « Sirocco » à Dunkerque, en 1940. Ses parents ont protégé une famille juive durant toute la guerre. « Je garde de leur conduite une admiration impérissable », assure-t-il.
Les œuvres qui retracent les combats navals de Dunkerque témoignent d’une autre admiration, celle que Jean-Michel Linfort porte à Roger Chapelet, peintre officiel de la marine. Portraits, combats, ligne de démarcation, camps de la mort, la guerre est évoquée dans sa noirceur sous toutes ses facettes, jusqu’à la Libération. Défilés patriotiques, un général de Gaulle acclamé par la foule… Les toiles retrouvent alors un peu de couleur. »