Commémoration des Merles

Commémoration des Merles

Article de Serge Simorre dans l’édition de la Dordogne du journal Sud-Ouest du 2 mai 2026 :

« Dans la soirée du 28 avril 1944, au lieu-dit Les Merles, à Saint-Martinde-Fressengeas, une colonne composée de 150 soldats allemands et de membres de la Phalange nordafricaine ont massacré dix hommes : six maquisards francs-tireurs et partisans français (FTPF) et quatre civils. Sept d’entre eux ont lâchement été fusillés dans une petite cour située au centre du hameau.

Ainsi, mardi 28, comme chaque année, s’est déroulée une cérémonie devant la stèle commémorative érigée à l’entrée du village en présence de nombreux élus, dont Jacques Ranoux, conseiller départemental délégué à la mémoire et à la citoyenneté, des représentants de la gendarmerie, des associations mémorielles comme le comité de Thiviers de l’Association nationale des anciens combattants et ami(e)s de la Résistance (Anacr), l’Amicale du 1er régiment FTPF Dordogne Nord et l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG), ainsi que d’une vingtaine de porte-drapeaux.

Devoir de mémoire

Après le dépôt de gerbes, « Le Chant des partisans » et les prises de paroles de Michel Augeix, le maire de Saint-Martin-de-Fressengeas aux côtés de son adjointe Catherine Billat, Jean-Michel Lahieyte, président de l’Amicale du 1er régiment FTPF Dordogne Nord, et Renée Mortessage, du comité de Thiviers de l’Anacr, les élèves du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Saint-Martin, Saint-Romain-et-Saint-Clément et SaintJean-de-Côle ont entonné « La Marseillaise » devant le monument. Sur la stèle, figurent les noms et âges des dix martyrs, ainsi que ces mots : « Honte à jamais au fascisme et à la sauvagerie nazie ».

Comme l’a déclaré Jean-Michel Lahieyte : « Combien de fois avonsnous répété plus jamais ça et constaté que les guerres et les pires barbaries recommencent toujours ! »

Ensuite, le cortège s’est dirigé vers la petite cour où ont été tués, couchés et à bout portant, ces jeunes résistants pour la plupart dans la fleur de l’âge, et où figure une plaque commémorative en leur mémoire.

Les enfants des écoles du RPI ont récité chacun à leur tour les vers du poème de Paul Éluard « Liberté », issu d’un recueil clandestin écrit en 1942 pendant la Seconde Guerre mondiale, qui est un message d’espoir face à l’occupation allemande »

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