Commémorations à Bassillac et Eylac

Commémorations à Bassillac et Eylac

Quelques jours avant la libération de Périgueux, les Allemands lancent plusieurs offensives sur les hauteurs pour desserrer l’étau. A Bassillac, le Groupe Mercedes est encerclé. Dix jeunes résistants sont capturés et trainés dans une étable au lieu dit « La Roquette » pour être torturés. Ils seront ensuite conduits au lieu dit « Le Chaubier » pour être fusillés avec leurs camarades. Chaque année, leur mémoire est honorée:

A Bassillac, à 10H30 à La Roquette, dépôt de gerbe sur le lieu du martyre.

A 11 heures au Chaubier (Eyliac), dépôt de gerbe à la stèle des résistants fusillés.

A 11H30, dépôt de gerbe au monuments au mort de Bassillac-et-Auberoche

Le Bureau du CDM 24 et le Comité ANACR de Saint-Pierre-de-Chignac ont participé à cette cérémonie.

Voici l’article publié dans l’édition de Périgueux de Sud-Ouest le 18 août 2018:

« Jeudi matin, une grande cérémonie s’est déroulée en deux temps : à La Roquette, sur la commune historique de Bassillac, et un kilomètre plus loin, sur celle d’Eyliac au lieu-dit Le-Chaubier. Le maire de Bassillac-et-Auberoche, Michel Beylot, et le président des anciens combattants, Jacques Audy, ont déposé une gerbe devant l’ancienne écurie de la boulangerie que tenaient ses parents, et qui fut un lieu de torture lorsqu’il avait 5 ans et demi, le 16 août 44.
Des résistants fusillés
Toujours profondément marqué, il ne peut donner le récit des évènements. C’est Jean-Pierre Bouilleau, adhérent de l’association qui a en fait la lecture. « Le camp de résistants qui regroupe Dunkerque et Mercédès se trouve aux Chabannes, et dès 6 h 30 les premiers coups de feu retentissent : neuf jeunes trouveront la mort. »
« Un peu plus tard, les maisons de La Roquette sont investies, l’ennemi installe un poste de commandement à la boulangerie, et à 9 heures, le premier prisonnier arrive, suivi de 9 autres. Ils seront mis en joue deux fois. À 11 heures, dans l’écurie, ils sont passés à tour de rôle à la torture, à la barbarie, au massacre : des cris de douleurs pouvaient être entendus à plus de 100 mètres. Les otages sont libérés à 16 h 30, nos martyrs seront traînés au lieu-dit Le-Chaubier. Ils seront encordés et lâchement exécutés. »
Jeudi, le petit-fils de Vincent Le Goff, l’un des tués, a fait déposer des roses blanches devant l’ancienne écurie et une gerbe au Chaubier.
C’est Chloé, une enfant d’Eyliac, qui l’a déposée. Jean-Pierre Bonnet, maire délégué, a rendu hommage aux jeunes résistants tombés face à la barbarie nazie.
Après l’appel des morts, Raymonde Jégo, présidente de la section d’anciens combattants d’Eyliac, a lu un poème de Paul Atanase.
Pour la section cantonale de l’Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance (ANACR), Gilles Catard a fait un rappel historique la Seconde Guerre mondiale, en rendant hommage aux femmes. Il a parlé du Conseil national de la Résistance et complété des informations sur les évènements du 16 août 44.
Danie Delavie a interprété a capella le « Chant des partisans » et « La Marseillaise ». Le Conseil départemental était représenté par Jacques Auzou à la première partie de la cérémonie et Marie-Claude Varaillas aux deux. »

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